Retour sur l’histoire de notre école

Ou l’histoire d’un mur…

AnnéesRésumé
1901 l’inspecteur d’académie, malgré le nombre d’élèves veut supprimer un poste de maitresse adjointe. Le conseil et les parents protestent et demandent le maintien de Melle laporte qui a une conduite exemplaire, un enseignement qui donne d’excellents résultats et a la confiance totale des familles et des autorités.
1905 vu tous les investissements qui ont été faits pour bâtir et réparer les bâtiments de l’école, la municipalité n’a plus les moyens financiers pour pouvoir continuer les travaux d’entretien et demande au département de les prendre en charge.
1909 la clôture faite de piquets de bois et de grillage devant être changée tous les 3 ou 4 ans, le conseil décide de construite une fois pour toute un mur.
1911 le conseil demande la création d’une 2e classe de garçons, en effet les effectifs sont les suivants : école enfantine 106 (à partir de 4 ans) — classe des filles 39 — classe des garçons 57. Ceci est nécessaire car les maîtres ne peuvent dispenser un enseignement sérieux, emmenant les élèves jusqu’au certificat d’étude (12 ans). Cette classe sera construite à la place du préau.
1912 le conseil décide de créer une cantine scolaire pouvant distribuer une centaine de soupes pendant la période hivernale (du 1/12 au 08/02). M Lassinge aubergiste à St Priest s’engage à assurer cette distribution.
1913 Quelques conseillers proposent de créer une classe au Mas d’Arneix, ce qui n’est pas suivi d’effet. Suite à la demande de mutation de Mr et Mme Dussac instituteur et institutrice, Mr et Mme Tallet venant de Jumilhac sont recommandés.
1919 la classe enfantine est supprimée et les élèves filles et garçons sont répartis en 2 classes de filles avec 2 maîtresses et 2 classes de garçons avec deux maîtres.
1924 La classe supplémentaire des garçons prévue à la place du préau sera remplacée par une classe faite à la place de la mairie. La mairie sera transférée dans une salle plus petite (3m sur 6m) prélevée sur la classe actuelle avec construction de cloisons en briques et une porte à la place d’une fenêtre.
1933 la commune décide d’acheter un appareil cinématographique à la Cie Radio Cinéma de Paris pour les écoles (ce projecteur existe toujours).création d’une classe d’adultes, Mr Latière instituteur, s’engage à donner des cours d’adultes pendant 3 mois chaque année à partir du 3e mardi de novembre à raison de 2 séances par semaine si le conseil lui branche l’éclairage dans la salle de classe et permet que le projecteur de films soit branché sur le compteur de la mairie.
1935 À la demande de M Schiltz, instituteur peu chaleureux, le conseil refuse la mixité dans les classes et ne veut plus en entendre parler jusqu’à ce qu’une loi soit votée.
1936 la municipalité entre en conflit avec ce même Mr Schiltz, car celui-ci la met directement en cause en renvoyant les élèves chez eux, la maîtresse adjointe étant absente et non remplacée. Les parents sont venus nombreux se plaindre au Maire qui ignorait tout de l’affaire. Une réunion avec l’inspecteur d’académie de Nontron et celui de Périgueux obligea Mr Schiltz à s’excuser par courrier auprès des parents tout en expliquant que la municipalité n’était pas responsable, et que les enfants renvoyés seraient répartis dans les classes existantes. Un courrier fut bien fait aux parents, mais en omettant de dégager la responsabilité de la commune.
1937 la mairie devenant trop petite, le conseil décide de reprendre la 4e classe, et de construire une nouvelle classe sur l’aile droite et d’y adjoindre une salle de cantine, car un enfant venant de 6 km par temps de pluie ou de neige a besoin de trouver un local chaud où il puisse se réconforter et prendre une boisson chaude tout en faisant sécher ses habits mouillés. Sa santé en dépend et sa capacité au travail intellectuel s’en trouvera considérablement augmentée. À midi au lieu du repas froid, pris ou pas pris, car les enfants ne peuvent manger ainsi en grelottant soit sous le préau ou même dehors, l’enfant sera confortablement assis à table dans une pièce chauffée, prendra un repas surveillé, préparé et chaud et l’on pourra se rendre compte des enfants qui mangent ou non, et à l’occasion, des maîtres bienveillants et dévoués pourront donner quelques conseils de maintien et d’éducation.
1938 étude d’installation d’une école intercommunale à Bourdoux. Le sous-préfet et l’inspecteur de l’enseignement primaire donne leur accord. La municipalité soit se mettre en rapport avec Jumilhac pour la création de 2 classes, vu les avantages que procurerait cette mesure aux enfants de plusieurs villages. Après la visite de l’inspecteur et du sous-préfet, les maires décident l’école sur un terrain en haut du hameau de Bourdoux, côté Jumilhac. En attendant la construction, une classe serait installée dans un immeuble loué, l’école de Seveix continuant à fonctionner. les parents d’élèves se plaignent du comportement de l’institutrice Melle Queroy. Celle-ci convoquée promet de se corriger et le Maire décide que l’incident est clos. Les promesses faites étant veines, des écrits de menace par des gens mal intentionnés voulant exploiter l’incident, l’affaire est remise à l’étude, le maire ne voyant que l’intérêt de l’école (nous n’avons pas la suite de cet événement)
1946 les préaux sont bétonnés. La cantine ouvrira désormais tout le long de l’année
1952 Changement de tout le mobilier de l’école pour le mettre aux nouvelles normes.
1953 Réparation des parquets des 3 salles, confection de caniveaux dans la cour, réfection des préaux avec des lieux d’aisance.
1954 Goudronnage de la cour en gardant le mur de séparant les filles des garçons.
1955 Distribution de lait dans les classes.
1957 La municipalité, suite à la décision de fermeture d’une classe par le comité technique paritaire, demande le maintien de celle-ci, ayant encore plus de 100 élèves à l’école.
1961 Réfection des crépis des murs extérieurs afin que par temps de pluie l’humidité ne pénètre pas dans les murs et endommage les plâtres intérieurs.
1964 Création d’un ramassage scolaire pour les écoliers des villages et hameaux vers l’école primaire. Création d’un transport scolaire, via un syndicat intercommunal, pour les écoliers allant à la Coquille.
1966 Le conseil municipal décide d’accepter la mixité dans les classes et la cour de l’école, démolition du mur de séparation.
1968 des réparations de menuiserie et de peinture sont faites à la Mairie, vu qu’aucuns travaux n’avaient été effectués depuis 1946. Remise en état d’un logement d’instituteur.
1969 Remise en état des classes, l’humidité remontant dans les murs en pierres calcaires, il est décidé de recouvrir tous les mûrs intérieurs de plaques d’isorel perforé.
1970 Réfection de toutes les toitures de la mairie, de l’école et des logements d’instituteur.
1971 aménagement de WC décents et d’une douche qui pourront servir aux élèves, ainsi qu’à la population.
1972 Mr le Préfet demande à ce que la deuxième classe de perfectionnement soit supprimée. Le conseil s’élève contre cette demande, car cette classe ouverte en 1967 a demandé un investissement budgétaire considérable pour la réfection d’une classe et d’un logement d’instituteur, d’autre part, les effectifs actuels et à venir ne justifient en rien cette suppression.
1987 Réfection totale de la cour d’école en bitume. La classe maternelle est transférée à St Pierre de Frugie, St Priest gardant deux classes primaires.
1992 la commune est autorisée à transformer les logements d’instituteurs en logements communaux.
1994 Réhabilitation totale du logement de droite de la mairie.
2006 Réaménagement total de la mairie, bureau du secrétariat, du maire et de la salle du conseil.
2007 le conseil municipal s’oppose à la fermeture de classe à St Priest, ainsi que dans tout autre village, tant qu’une étude plus sérieuse soit effectuée
2013 malgré les protestations du conseil municipal et de la population, l’école est définitivement fermée pour la rentrée de septembre.
2015 les 2 classes accueillent le centre de loisirs de la communauté de communes, jusqu’en juin 2017.