Histoire de notre Village

Autrefois… Sancti Priori di Fugiero

Le Bourg

La commune de Saint Priest les Fougères se trouve dans le nord du Périgord vert en Dordogne, à la limite du Limousin. Située entre deux affluents de l’Isle, la Valouze à l’ouest et le Périgord à l’est.

La Commune compte actuellement environ 400 habitants, elle est loin des 1 072 habitants qu’elle comptait au début du XXe siècle

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Origine du nom

Le nom du village est repéré au XIIe siècle par Sanctus-Prieth. Cependant nous trouverons plusieurs orthographe de ce nom durant plusieurs siècle :

  • Sancti Priori di Fugiero en 1365,
  • Parochia Sancti Priorif en 1468,
  • Sanctus Projectus de Facto joue de Freina en 1471,
  • Saint Priech les Fougères en 1555,
  • Saint Priez les Fougières en 1676,
  • Saint Projet de Frévien en 1708
  • puis Saint Priest les Fougères depuis 1711,

Curiosité : nous retrouverons pendant la période de la Révolution, que la commune s’appela Mont-Plaisant.

La paroisse avait pour titulaire Saint Projet, Évêque de Clermont au VIIe siècle, le qualificatif de Fougères provient du fait que la commune produisait une grande quantité de ces plantes.

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Des origines gallo-romaines

À l’époque gallo-romaine le territoire de la commune était déjà occupé, comme le révèle la présence de 3 tumulus, dont un à la limite de la commune de Jumilhac, les 2 autres sur le bord du chemin, à 500 mètres au sud du village de Boucheron.

De 1881 à 1890, Messieurs Bourdery et Imbert effectuèrent des fouilles dans le tumulus situé à proximité du lieu-dit « Le Boucheron ». Ces fouilles révélèrent une incinération et plusieurs vases de poterie grossière.

Imbert donne le dessin d’un seul d’entre eux, une urne globulaire à col droit et bord déversé, sur un pied tronconique. (sans doute visible au musée de Rochechouart 87).

La Paroisse dépendait des terres de Chalus et de Courbefy dont elle fut séparée par le roi de Navarre et vendue par lui même et sa sœur le 25 mars 1600 à Léon de Planeau, écuyer, sieur de Jumilhac.

La paroisse est placée hors châtellerie dans le fouage de 1365. D’après un hommage-lige rendu le 11 février 1428 à Fontanier Flamène seigneur de Bruzac, par Olivier de Béron damoiseau pour son fief d’Oche. Le 5 juin 1556, Jeanne d’Albret vendit ses droits de seigneurerie à Charles de Peyrusse des Cars, évêque de Poitiers. En 1580 Antoine Chapelle est qualifié de Seigneur de Jumilhac, Courbefy et St Priest.

Au XVIIe siècle, cette seigneurerie parait être passée dans la famille Ribeyreix.

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Folklore

Dans les siècles passés, les habitants de St Priest, pour la plupart colons ou métayers en général assez pauvres vivaient du ramassage des châtaignes, de quelques céréales.

Le minerai de fer qui se trouvait dans le sol fut exploité par des forges de la Barde et de Moulin Neuf.

Les habitants étaient très ignorants et superstitieux, par exemple, on croit que les curés se réunissent pour faire tomber la grêle, que le mercredi et le vendredi sont des jours néfastes, que toutes les personnes qui se marient en novembre sont très malheureuses et doivent mourir peu de temps après leur mariage, ou bien que les années de Jubilé sont sinistres et calamiteuses.

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Célébrités

Saint Priest les Fougères connut deux personnages célèbres :

  • le troubadour Gausbert ou Jaubertz de Puissibot qui vécut au 13e siècle dont les écrits sont conservés à la bibliothèque nationale de France.
  • Monsieur le docteur Léon Sireyjol Maire de Saint Priest les Fougères (1888-1896), puis de Saint Pardoux (1896-1941), Président du conseil général (1927-1940), député (1902-1921) puis sénateur (1921-1942). Très attaché à sa commune d’origine, il offre à la commune en 1906 les terrains qui deviendront le cimetière en remplacement de celui situé autour de l’église, contre le choix de l’emplacement de 3 concessions, une pour sa famille, une pour sa servante Jeanne Boyer, et une pour la veuve Tinon.
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Histoire récente

Après la 2e guerre mondiale, le village commence son évolution vers le monde moderne en aménageant le bourg et les commerces.

Le Bourg côté Eglise

L’agriculture reste toujours l’activité professionnelle la plus répandue. Beaucoup de petites fermes, après guerre ne vivent que sur une dizaine d’hectares, 7 ou 8 vaches et la volaille. On laboure encore avec des vaches en 1960. La plupart des routes sont des chemins de terre empierrés en 1960, le goudronnage des chemins se terminera fin des années 1960.

Aujourd’hui toutes ces fermes ont disparu pour laisser place à de plus grandes exploitations. Les commerces dans les années 1950 étaient nombreux, boulangerie, épiceries, boucheries, sabotier, tailleur, graineterie, bars et bars restaurants.

Les artisans ne sont pas de reste, et l’on compte plusieurs maréchaux ferrant, charrons, charpentiers, maçons, couvreurs.

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